COPERNIC, GALILEE, EINSTEIN, WEINBERG, SPINOZA ET TRINH XUAN THUAN ....

COPERNIC, GALILEE, EINSTEIN, WEINBERG, SPINOZA ET TRINH XUAN THUAN ....
Le fantôme de Copernic
Depuis le XVIe siècle, l'homme n'a cessé de rapetisser dans l'espace. En 1543, Copernic déloge la Terre de sa place centrale et la relègue au rang de simple planète tournant autour du Soleil. Depuis le fantôme de Copernic n'a pas cessé de nous hanter. Si notre planète n'occupait pas le centre du monde, notre astre devait sûrement l'occuper. Mais voilà que Harlow Shapley découvre que le Soleil n'est qu'une simple étoile de banlieue parmi la centaine de milliards d'autres qui composent notre galaxie. La Voie lactée n'est elle-même, on le sait maintenant, qu'une parmi les quelque cent milliards de galaxies de l'univers observable, dont le rayon s'étend à quinze milliards d'années-lumière. L'homme n'est qu'un grain de sable sur la vaste plage cosmique. Cette réduction de l'homme à l'insignifiant conduisit au cri d'angoisse de Pascal au XVIIe siècle : « Le silence éternel des espaces infinis m'effraie », auquel firent écho, trois siècles plus tard, le biologiste Jacques Monod : « L'homme est perdu dans l'immensité indifférente de l'univers où il a émergé par hasard », et le physicien Steven Weinberg : « Plus on comprend l'univers, plus il nous apparaît vide de sens ».

Le principe anthropique
Je ne pense pas que l'homme ait émergé par hasard dans un univers qui lui est totalement indifférent. Au contraire, tous deux sont en étroite symbiose : si l'univers est si vaste, c'est pour permettre notre présence. La cosmologie moderne a découvert que l'existence de l'être humain semble être inscrite dans les propriétés de chaque atome, étoile et galaxie de l'univers et dans chaque loi physique qui régit le cosmos. L'univers semble être parfaitement réglé pour l'apparition d'un observateur intelligent capable d'apprécier son organisation et son harmonie. Cet énoncé est appelé « principe anthropique », du grec « anthropos » qui veut dire « homme ». Deux remarques s'imposent. D'abord le qualificatif « anthropique » est mal choisi. Il sous-entend que l'univers tend vers l'homme exclusivement. En fait, les arguments anthropiques s'appliquent à toute forme d'intelligence dans l'univers. Deuxièmement, la définition que j'ai donnée ne concerne que la version dite « forte » du principe anthropique. Il existe aussi une version « faible » qui ne suppose pas une intention dans l'organisation de la Nature et qui dit : « Les propriétés de l'univers doivent être compatibles avec l'existence de l'homme. » C'est presque une tautologie, et je ne m'y attarderai plus.
Quel est le fondement scientifique du principe anthropique ? L'évolution de l'univers est déterminée par deux types d'informations : 1) ses conditions initiales telles son contenu en masse et énergie, son taux initial d'expansion, etc. et 2) une quinzaine de nombres dits « constantes physiques » tels que la constante de gravitation, la constante de Planck, la masse des particules élémentaires, la vitesse de la lumière, etc. Nous pouvons mesurer la valeur de ces constantes avec une très grande précision, mais nous ne disposons d'aucune théorie physique expliquant pourquoi ces constantes ont la valeur qu'elles ont plutôt qu'une autre. En construisant des modèles d'univers avec des conditions initiales et des constantes physiques différentes, les astrophysiciens se sont rendus compte qu'elles ont été réglées de manière extrêmement précise pour l'émergence de la vie et de la conscience. Si les conditions initiales et les constantes physiques étaient légèrement différentes, nous ne serions pas ici pour en parler. Considérons par exemple la densité initiale de matière dans l'univers. La matière exerce une force gravitationnelle attractive qui s'oppose à l'impulsion de l'explosion primordiale et ralentit l'expansion universelle. Si la densité initiale était trop élevée, l'univers s'effondrerait sur lui-même au bout d'un million d'années, d'un siècle ou même d'un an, dépendant de la valeur exacte de la densité. Ce laps de temps serait trop court pour que l'alchimie nucléaire des étoiles produise les éléments lourds, comme le carbone, nécessaires à la vie. Par contre, si la densité initiale de matière était insuffisante, la force de gravité serait trop faible pour que les étoiles se forment. Sans étoiles, adieu aux éléments lourds et à la vie ! Tout se joue sur un équilibre très délicat. La densité initiale de l'univers doit être réglée avec une précision de 10**-60. La précision stupéfiante de ce réglage est comparable à celle dont devrait être capable un archer pour planter une flèche dans une cible carrée d'un centimètre de côté qui serait placée aux confins de l'univers, à une distance de quinze milliards d'années-lumière ! La précision du réglage dépend de la constante ou de la condition initiale dont il s'agit, mais dans tous les cas, un changement infime entraînerait la stérilité de l'univers.

Hasard ou nécessité ?
Comment expliquer un réglage d'une si grande précision ? Il me semble que nous avons deux possibilités : la précision du réglage est le résultat soit du hasard soit de la nécessité. Dans l'hypothèse du hasard, il nous faut postuler une infinité d'univers parallèles en plus du nôtre (ces univers multiples forment un « multivers »). Chacun de ces univers aurait une combinaison différente de constantes physiques et conditions initiales. Mais seul le nôtre aurait la combinaison gagnante nécessaire pour l'émergence de la vie et de la conscience. Toutes les autres univers auraient une combinaison perdante et seraient stériles. Par contre, si nous rejetons l'hypothèse d'univers parallèles et adoptons celle d'un seul univers, le nôtre, alors nous devons postuler l'existence d'un principe créateur qui a ajusté l'évolution de l'univers dès son début.
Comment décider ? La science ne peut pas nous aider à choisir entre ces deux possibilités. En fait, il y a plusieurs scénarios scientifiques qui permettent l'existence d'univers multiples. Par exemple, pour contourner la description de la réalité en termes d'ondes de probabilités par la mécanique quantique, le physicien Hugh Everett a proposé que l'univers se divise en deux exemplaires chaque fois que s'offre une alternative ou un choix. Certains univers ne se distingueraient du nôtre que par la position d'un seul électron dans un seul atome. D'autres seraient radicalement différents. Ils auraient d'autres constantes physiques, d'autres conditions initiales et d'autres lois physiques. Un autre scénario de multivers est celui d'un univers cyclique avec une série infinie de big bang et de big crunch. Chaque fois que l'univers renaît de ses cendres pour repartir dans un nouveau big bang, il le fait avec une nouvelle combinaison de constantes physiques et de conditions initiales. Une troisième possibilité est la théorie de Andreï Linde dans laquelle chacune des innombrables fluctuations de la mousse quantique originelle donne naissance à un univers. Notre monde ne serait qu'une petite bulle dans un méta-univers composé d'une infinité d'autres bulles qui n'abriteraient pas de vie consciente, la combinaison de leurs constantes physiques et de leurs conditions initiales ne le permettant pas.
Je ne souscris pas à l'idée d'univers multiples. Qu'ils soient inaccessibles à l'observation, et donc invérifiables, fait violence à ma conception de la science. Sans vérification expérimentale, la science a tôt fait de s'enliser dans la métaphysique. D'autre part, le rasoir d'Occam suggère qu'une explication simple d'un phénomène a plus de chances d'être vraie qu'une explication compliquée. Pourquoi, dans ce cas, créer une infinité d'univers infertiles juste pour en avoir un qui soit conscient de lui-même ? Dans mon travail d'astronome, j'ai l'immense chance d'aller à des observatoires pour contempler le cosmos. Je suis toujours émerveillé par son organisation, sa beauté et son harmonie. Cela est difficile pour moi d'attribuer toute cette splendeur au pur hasard. Si nous rejetons l'idée d'univers multiples et acceptons celle d'un univers unique, le nôtre, alors il me semble que nous devons parier, tel Pascal, sur l'existence d'un principe créateur responsable du réglage extrêmement précis de l'univers. Pour moi, ce principe n'est pas un Dieu personnifié, mais un principe panthéiste omniprésent dans la Nature, semblable à celui dont parlaient Einstein et Spinoza. Einstein l'a décrit ainsi : « Il est certain que la conviction, apparentée au sentiment religieux, que le monde est rationnel, ou au moins intelligible, est à la base de tout travail scientifique un peu élaboré. Cette conviction constitue ma conception de Dieu. C'est celle de Spinoza. »

Le bouddhisme n'accepte pas le concept d'un principe créateur
Le pari pascalien d'un principe créateur que je viens d'énoncer est contraire à l'optique bouddhique. Le bouddhisme considère que les propriétés de l'univers n'ont pas besoin d'être réglées pour que la conscience apparaisse. Selon lui, les flots de conscience et l'univers matériel coexistent depuis toujours dans un univers sans début. Leur ajustement mutuel et leur interdépendance est la condition même de leur coexistence. J'admets que le concept d'interdépendance offre une explication pour le réglage si précis de l'univers. Mais il est moins évident que ce concept puisse répondre à la question existentielle de Leibniz : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Car le rien est plus simple et plus facile que quelque chose. De plus, à supposer que des choses doivent exister, il faut qu'on puisse rendre compte du pourquoi elles doivent exister ainsi et non autrement. » J'ajouterai : » Pourquoi les lois physiques sont-elles ce qu'elles sont et non autres ? » Ainsi nous pourrions très bien imaginer vivre dans un univers décrit seulement par les lois de Newton. Or ce n'est pas le cas. Ce sont les lois de la mécanique quantique et de la relativité qui rendent compte de l'univers connu.
L'optique bouddhique soulève d'autres questions. S'il n'y a pas de créateur, l'univers ne peut être créé. Il n'a donc ni commencement ni fin. Le seul univers compatible avec le point de vue bouddhique est donc un univers cyclique, avec une série sans fin de big bang et de big crunch. Scientifiquement, le fait que l'univers va un jour s'effondrer sur lui-même, donnant lieu à un big crunch, est néanmoins loin d'être établi. Cela dépend de la quantité totale de matière invisible et d'énergie « noire » dans l'univers. Les dernières observations astronomiques semblent indiquer un univers plat dont l'expansion ne s'arrêtera qu'après un temps infini, ce qui semblerait, en l'état actuel de nos connaissances, exclure un univers cyclique. Quant au concept de flots de conscience coexistant avec l'univers dès les premières fractions de seconde du big bang, la science est encore très loin de pouvoir le vérifier. Certains neurobiologistes pensent qu'il est nul besoin d'un continuum de conscience coexistant avec la matière, que le premier peut émerger de la deuxième, une fois que celle-ci ait passé un certain seuil de complexité.

Science et spiritualité : deux fenêtres pour contempler la réalité
Il existe donc une convergence et une résonance certaines entre les deux visions, bouddhiste et scientifique, du réel. Le concept d'interdépendance qui est au c½ur du bouddhisme évoque de manière étonnante la globalité du monde mise en évidence par l'expérience EPR à l'échelle atomique et subatomique, et par le pendule de Foucault à l'échelle du cosmos. Le concept bouddhique de la vacuité trouve son pendant scientifique dans la nature duale de la lumière et de la matière en mécanique quantique. Parce qu'un photon est soit onde soit particule dépendant de la façon dont on l'observe, il ne peut pas avoir d'existence intrinsèque. Le concept bouddhique de l'impermanence fait écho au concept d'un univers en évolution constante. Rien n'est statique, tout bouge, tout change, tout se transforme, du plus petit atome aux structures les plus grandes de l'univers. L'univers lui-même a acquis une histoire.
J'ai aussi mentionné certains concepts où il peut y avoir désaccord entre la science et le bouddhisme. Le bouddhisme rejette l'idée d'un commencement de l'univers et donc d'un principe créateur. Pour lui, la conscience est distincte de la matière, coexistant dans un univers sans début.
Les manières respectives d'envisager le réel du bouddhisme et de la science ont débouché, non pas sur une contradiction aiguë, mais sur une convergence harmonieuse. Bien que leurs méthodes d'investigation soient radicalement différentes - la science repose sur l'expérimentation et les théories alors que la contemplation joue le rôle principal dans le bouddhisme -- tous les deux sont des fenêtres donnant sur la réalité, et ils sont chacun valides dans leurs domaines respectifs. La science nous donne accès à la connaissance « conventionnelle ». Son but est d'étudier le monde des phénomènes. La science est neutre. Elle ne s'occupe pas de morale ni d'éthique. Ses applications techniques peuvent nous faire du bien ou du mal. Par contre, la contemplation a pour but notre transformation intérieure afin que nous soyons capables d'aider les autres. La science utilise des instruments toujours plus perfectionnés. Dans l'approche contemplative, l'esprit est le seul instrument. Le contemplatif examine le fonctionnement des pensées et tente de comprendre comment ses pensées s'enchaînent pour finalement l'enchaîner. Il observe les mécanismes du bonheur et de la souffrance et essaie d'identifier les processus mentaux qui lui apportent paix intérieure et satisfaction profonde afin de les développer, et ceux qui, au contraire, détruisent sa sérénité afin de les éliminer. La science nous apporte des informations, mais n'a rien à voir avec notre progrès spirituel et notre transformation intérieure. Par contre, l'approche contemplative doit provoquer en nous une transformation personnelle profonde dans la façon dont nous percevons le monde et agissons sur lui. Le bouddhiste, en réalisant que les objets n'ont pas d'existence intrinsèque, diminue son attachement à ces objets, ce qui diminue sa souffrance. Le scientifique, avec la même réalisation, se contente de la considérer comme un progrès intellectuel, sans remettre en cause ni sa vision profonde du monde, ni sa manière de vivre.
Confronté à des problèmes éthiques ou moraux urgents, comme en génétique, le scientifique a besoin de la spiritualité pour l'aider à ne pas oublier son humanité. Einstein l'a exprimé admirablement : » La religion du futur sera une religion cosmique. Elle devra transcender l'idée d'un Dieu existant en personne et éviter le dogme et la théologie. Couvrant aussi bien le naturel que le spirituel, elle devra se baser sur un sens religieux né de l'expérience de toutes les choses, naturelles et spirituelles, considérées comme un ensemble sensé...Le bouddhisme répond à cette description...S'il existe une religion qui pourrait être en accord avec les impératifs de la science moderne, c'est le bouddhisme. »

Trinh Xuan Thuan
Professeur d'Astronomie, Université de Virginie. Auteur, avec Mathieu Ricard, de L'infini dans la paume de la main : Du big-bang à l'éveil
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# Postato martedì 09 febbraio 2010 08:09

VIVRE EN PLEINE CONSCIENCE

VIVRE EN PLEINE CONSCIENCE
Vivre en pleine conscience, c'est vivre le moment présent. Tout simplement! On n'a pas besoin de s'observer longtemps pour constater que notre présent est presque toujours habité par... le passé et le futur! On saute du lit le matin en pensant à tout ce qui nous attend dans les prochaines heures et on rentre le soir avec tout ce qu'il y a eu de bon et de moins bon dans la journée.

La tête pleine de souvenirs et de projets qui se bousculent sans arrêt, comment pouvons-nous alors réellement apprécier, par exemple, la joie de l'enfant débordant de bonheur à nous retrouver? Nous ne sommes pas là avec lui, à partager sa joie de vivre... nous sommes ailleurs à laisser trotter dans notre tête ce qui ne fait plus ou ne fait pas encore partie du présent.

Comment pouvons-nous réellement voir la tendre beauté d'une fleur si notre esprit vagabonde entre l'hier et le plus tard? Comment pouvons-nous être fasciné par la radiante beauté d'un coucher de soleil si nous l'observons distraitement en pensant aux plaisirs à venir du souper qui mijote?

La joie, la paix, le bonheur nous entourent constamment dans les simples petits traits et gestes de tous les jours. Si nous ne sommes pas pleinement là pour les apprécier, comment pourrons nous jouir de leur réalité?

Nous passons le tiers de notre vie endormis (8 heures de sommeil, en moyenne sur 24). Combien, des deux tiers restants, vivons-nous pleinement, bien ancrés dans le merveilleux présent, à jouir pleinement de cet indescriptible cadeau qu'est la vie?

Pas étonnant qu'on entende fréquemment des remarques du genre: "... mes dernières vacances" ou encore "ma jeunesse" et même "ma vie, ça a passé tellement vite ... je n'ai rien vu!"

Vivre le moment présent ... Nous sommes ici et maintenant ... Nous en sommes conscients et le seul moment à vivre est cet instant présent. Unique et merveilleux moment ... C'est le seul moment qui soit réel.
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# Postato martedì 09 febbraio 2010 05:44

DEUX CAILLOUX

DEUX CAILLOUX
Michel Bartholomé a écrit :


Il y avait une fois dans un village un fermier sans le sou qui devait rembourser une importante somme d'argent à un vieil homme très laid. Comme le fermier avait une fort jolie fille qui plaisait beaucoup au vieux prêteur, ce dernier proposa un marché.

Il dit qu'il effacerait la dette du fermier s'il pouvait marier sa fille. Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition. Alors le vieux prêteur ratoureux suggéra que le hasard détermine l'issue de la proposition. Il leur dit qu'il mettrait un caillou blanc et un caillou noir dans un sac d'argent vide, et que la fille aurait à piger, à l'aveuglette, un des deux cailloux du sac.

1) si elle pige le caillou noir, elle devient son épouse et la dette de son père
est effacée

2) si elle pige le caillou blanc, elle n'a pas à l'épouser et la dette du père est
également annulée

3) si elle refuse de piger un caillou, son père est jeté en prison

Cette discussion avait lieu sur le chemin devant la maison du fermier, et le sol était jonché de cailloux. Tout en continuant de parler, le vieux monsieur laid se pencha pour ramasser les deux cailloux. Comme il les ramassait, la jeune fille, qui avait l'oeil vif, remarqua qu'il avait ramassé deux cailloux noirs et qu'il les avait mis dans le sac. Mais elle ne dit rien. Puis le vieux prêteur demanda à la jeune fille de piger dans le sac.

Imaginez un instant ce que vous auriez fait si vous aviez été là. Qu'auriez-vous conseillé à la jeune fille de faire?

Si on analyse bien, il y a 3 possibilités :

1) la fille devrait refuser de piger un caillou
2) la fille devrait sortir les deux cailloux noirs du sac, montrant que le vieux
a triché
3) la fille devrait piger le caillou noir et se sacrifier en mariant le vieux pour
épargner l'emprisonnement à son père

Prenez un moment pour réfléchir à cette situation. Cette histoire a pour but de vous faire apprécier la différence entre la pensée logique et la pensée dite "latérale". Le dilemme de la jeune fille ne peut pas être résolu de façon équitable par la pensée logique traditionnelle. Pensez aux conséquences de chacune des trois options possibles. Alors, qu'auriez-vous fait?

Bien voici ce que la jeune fille fit :

Elle pigea dans le sac et en sortit un caillou qu'elle échappa aussitôt par terre, gauchement, sans qu'on ait pu le voir, et il se confondit spontanément avec la multitude des autres cailloux sur le sol.

Ah! ce que je peux être maladroite, s'exclama la jeune fille. Mais qu'importe, si je sors du sac le caillou qui reste, on verra bien lequel j'avais pigé en premier!

Puisque le caillou restant était noir, le premier caillou pigé ne pouvait qu'être blanc. Et comme le vieux prêteur n'osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille transforma une situation qui semblait impossible en un dénouement fort avantageux.

La morale de cette histoire :

Il existe une solution pour la plupart des problèmes complexes. C'est juste qu'on ne sait pas toujours regarder les choses sous le bon angle.
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# Postato venerdì 29 gennaio 2010 10:04

KOAN

KOAN
1
19 janvier 2010



Bat Nha : un koan

Ne cherchez pas ce que vous voulez voir -
ce serait en vain.
Ne cherchez rien, mais donnez une chance à la vision profonde de se manifester par elle-même.
Elle vous aidera à vous libérer.

- Thich Nhat Hanh

Bat Nha est un monastère, situé sur les hauts plateaux du Vietnam. Mais c'est aussi la communauté de moines et moniales persécutée par le gouvernement vietnamien. Et une catastrophe pour le bouddhisme vietnamien à l'aube du XXIème siècle.
Un koan ( gong an en chinois, et en vietnamien cong an) est une énigme zen, une sorte d'énigme qui ne peut être résolue par l'intellect, mais uniquement par la pratique de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde. Un koan peut être contemplé et pratiqué collectivement ou individuellement. Tant qu'il n'est pas résolu, nous ne savons pas dans quelle direction aller, nous ne sommes ni en paix ni heureux. Un koan est comme une flèche qui nous transperce: tant qu'elle n'est pas retirée, nous ne pouvons être en paix. Mais cette flèche ne vient pas de l'extérieur. Elle n'est pas non plus un accident. Elle nous offre au contraire l'opportunité de regarder en profondeur les questions qui nous tourmentent, pour transcender anxiété et confusion. Un koan nous oblige à faire face aux grandes questions sur le sens de la vie, sur le futur de notre pays, sur le bonheur véritable.
Parmi les koans les plus connues, nous pouvons citer “Regarde le cyprès dans la cour”, “Si tout retourne à l'un, où l'un retourne-t-il?” “Le chien a-t-il la nature de Bouddha?”, et “Qui récite le nom du Bouddha?” Les grands rois et dirigeants vietnamiens ont longtemps pratiqué l'art du koan, et nombre d'entre eux ont composé de ces énigmes1. Le maître zen Tuê Trung, frère du célèbre Trân Hung Dao qui avait repoussé l'invasion de Gengis Khan, a offert le puissant koan: “Tous les phénomènes sont impermanents, tous sont sujets à la naissance et à la mort. Qu'est-ce qui naît et meurt?”


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1 Autrefois, le roi Tran Thai Tong pratiquait le zen. Il méditait sur des koans, et a offert 40 koans zen ainsi que des invocations, des chants et de courts poèmes, pour inviter son peuple à pratiquer avec lui au temple Vrai Enseignement. Ces koans ont été rassemblés dans l'ouvrage Instructions sur le vide. Le maître zen Tuê Trung, un laïc, a créé 13 koans, que l'on peut trouver dans le livre Record of Zen Master Tue Trung. Quant à l'ouvrage Recueil de la Falaise Bleue, édité par le maître zen Yuan Wu au XIIème siècle, il rassemble jusqu'à 100 koans, ainsi que des enseignements, des commentaires et des remarques. Cette oeuvre classique est utilisée depuis des siècles dans la tradition zen.
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# Postato venerdì 29 gennaio 2010 09:21

DERNIER JOUR A COPENHAGHE: LES JEUNES PARTICIPENT.

DERNIER JOUR A COPENHAGHE: LES JEUNES PARTICIPENT.

Ride Planet Earth:

On 6th December 2009 cyclists across the planet took to highways, streets and dirt tracks demonstrating the capacity and willingness of ordinary people to take action against dangerous climate change. On 28th November 2010 they will return to do it again, and again, until we can ensure a sustainable future for our planet.

Here are some of the actions and messages from 09. There are more to come.
Copier ce lien ci-dessous pour plus d'info:

http://rideplanetearth.org/
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# Postato mercoledì 13 gennaio 2010 16:53

Modificato mercoledì 13 gennaio 2010 17:05